Deux poèmes

Capture d’écran, le 2021-03-09 à 09.53.36

Envol


Mon beau pays des merveilles

wonderland débile et sans plan

sous un ciel noirci de corneilles

de mémoires ramenées par le vent


S’écrit en une longue cicatrice

l’image imprimée dans la peau

le temps perdu en sacrifices

en vains espoirs tombés de haut


Mon refuge vide se remplit de vents

comme la maison de ma mère hélas

l’univers un espace bêtement vacant

qui lui vaut bien son nom d’espace


Un de ces bons matins le passé

vient affadir tous les jours à venir

lance de grands doigts à l’éternité

son dos portera seul mon devenir


Futile de changer toutes choses

trop facile de changer les mots

charabia traduit en belle prose

partir serein ou bien mourir idiot


Je suis d’une société secrète aux dieux

réunie nuitamment avec deux planètes

n’en devient pas membre qui le veut

que les têtes en sempiternelle tempête


Quand le jour fini ronfle bien endormi

la lune voudrait bien veiller encore un peu

à l’heure bleue viennent flotter les esprits

tendent les mains qu’on se joigne à eux


La séance ajournée au soleil levé

leur appel dans le silence perd la voix

toujours au sol mes pieds bien arrimés

l’envol sera pour une prochaine fois.


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Terre brûlée


Ma terre brûlée est une amie

une mer pleine d’enfants sans père

des hommes que jamais je ne verrai

filles demoiselles ou glorieuses chipies

amies fidèles ou amours délétères

derrière cendre et suie abandonnées


Au nom du drame ou de la vétille

compagnes de chasse aux moulins à vent

dompteuses de rêves et de chimères

belles reines aux royaumes de pacotille

qu’il fallut bien venu le bon moment

le coeur en combat laisser derrière


Ma terre brûlée est un homme

un père fils un frère ou tout comme

joyeux luron ou compagnon d’infortune

parti pour une vie ou sur une autre saturne

sans rancœur chacun avalé droit devant

et plein d’âmes emportées par le vent


Une rivière sans pont sur ma terre brûlée

sur ses grèves traîtres et trahis confondus

se roulent de contrition dans les galets de misère

dans la cuve profonde d’un méandre glacé

amitiés mortes entre deux eaux suspendues

jamais ne seront dignement mises en bière


Belle terre brûlée ultimement mon bûcher

déceptions érigées comme bonheurs empilés

au jour annoncé sous mes pieds s’enflamment

le temps des adieux veau vache cochon couvée

pour des acres et des arpents de terre brûlée

qu’une fumée dense et noire emporte mon âme


Flying Bum

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5 réflexions sur “Deux poèmes

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